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lundi 4 avril 2011

L'industrie pharmaceutique est sur la défensive [Analyse d'Euler Hermes]

Euler Hermes24.02.2011 - Filière pharmaceutique : une industrie sur la défensive - Analyse de l’assureur-crédit Euler Hermes - Soutenu par la croissance continue des dépenses de santé des pays développés, le secteur pharmaceutique a peu souffert de la crise de 2008-2009. Cependant certains facteurs obligent à nuancer les perspectives de croissance et de rentabilité des acteurs du secteur.

Au niveau mondial, la demande de médicaments va continuer de croître en volume dans les prochaines décennies. Cherchant à réduire les déficits des régimes d’assurance maladie, les gouvernements des pays développés favorisent la prescription et la délivrance des médicaments génériques. Dans le même temps, les grands laboratoires voient les brevets de certains de leurs produits phares tomber dans le domaine public, sans que de nouveaux produits compensent cette perte de revenus. « Ces facteurs modifient considérablement l’équation de la rentabilité des grandes firmes pharmaceutiques. Pour retrouver de la marge de manœuvre, étendre leur pénétration géographique et restaurer leur capacité d’innovation, les grands laboratoires vont poursuivre leurs stratégies d’acquisition et, probablement, développer leurs activités dans le domaine du générique », indique Karine Berger, chef économiste d’Euler Hermes.


Une demande en hausse continue du fait de la démographie


  1. Le vieillissement des pays développés tire la consommation mondiale de médicaments. [...]
  2. La demande des pays émergents s’accélère mais reste minoritaire. [...]


Une profitabilité élevée mais exposée à de puissants facteurs d’érosion

La profitabilité des dix premiers laboratoires mondiaux* a remarquablement bien résisté en 2009. Si la marge opérationnelle de la filière s’est stabilisée aux alentours de 25% ces cinq dernières années, quatre facteurs menacent à moyen terme la rentabilité élevée des grands acteurs du secteur :

  1. Le déficit structurel des régimes d’assurance-maladie des pays développés. [...]
  2. Un cycle Recherche & Développement plus long. [...]
  3. L’arrivée à expiration des brevets des « blocksbusters » [...]
  4. La part croissante des génériques dans les pays développés. [...]

Les grands laboratoires forcés de s’ajuster

En une décennie, les grands laboratoires ont vu leur taux de marge opérationnelle baisser de deux points. Pour freiner l’érosion liée aux facteurs qui viennent d’être évoqués, les Big Pharma misent en priorité sur la réduction des coûts et sur la croissance externe.


  1. La baisse des effectifs se poursuit. [...]
  2. Le rachat de biotechs se révèle un investissement à double tranchant. [... ]
  3. La concentration de la filière s’accélère. [...]

...Si l’industrie pharmaceutique paraît immunisée contre les à-coups de l’économie, elle ne l’est pas contre la pression déflationniste qui s’exerce sur le marché mondial du médicament, notamment du fait de la montée en puissance des génériques. « Dans ce contexte de baisse générale et durable des prix de vente, le défi majeur des laboratoires est de continuer à innover, malgré la diminution de leurs revenus et de leurs marges. Ils doivent pour cela restaurer d’urgence la productivité de leur R&D, continuer à réduire drastiquement leurs coûts et accroître rapidement leurs parts de marché. Sur ces trois fronts, les acquisitions, et les rationalisations qui en découlent, restent un levier privilégié », conclut Karine Berger. lire tout le communiqué de presse Euler Hermes -

vendredi 25 juin 2010

Cegedim Dendrite : 77% des biopharmas européennes se disent impactées par la situation économique dans leurs stratégies d'accès au marché

Cegedim Dendrite
8 juin 2010 - [...] - Cegedim Dendrite, premier fournisseur mondial de solutions de gestion de la relation client (CRM) et de données consacrées au secteur biopharmaceutique, a annoncé aujourd'hui les résultats de son rapport « The Cegedim Dendrite Market Access Industry Report 2010».
Cette étude a été réalisée au mois de mai 2010 auprès de quelque 200 cadres européens travaillant au sein des services marketing, d'accès au marché, d'études et de ventes de l’industrie biopharmaceutique.
Le rapport indique que l’industrie biopharmaceutique européenne ressent les contrecoups de la situation économique (77 %). Cependant, bien que 88 % des personnes interrogées déclarent qu'il est important d'adapter les stratégies d’accès au marché face à cette situation, et bien que les trois quarts aient les ressources nécessaires pour le faire, elles expriment un doute quant à la capacité à partager les informations au sein de leur organisation (42 %).
Laurent Labrune, Président-Directeur Général de Cegedim Dendrite, a commenté les résultats en ces termes : « Les discussions vont bon train dans le secteur quant à la stratégie d'accès au marché la mieux adaptée à la situation économique européenne. Il est clair, d'après les résultats du rapport, que la capacité à régionaliser la stratégie tout en maintenant un processus de décision cohérent dans sa globalité, est primordiale. »
83% des personnes interrogées ont signalé que les défis associés au changement dans la prise de décision entre prescripteurs et payeurs sont l'obstacle majeur à la progression des stratégies d'accès au marché. Cette étude a également montré que seules 38 % des sociétés biopharmaceutiques européennes estiment qu'elles sont en mesure d'influencer les acteurs de ce domaine.
83% des sociétés biopharmaceutiques ont réagi aux obstacles à l'accès au marché en introduisant la gestion des comptes clés (Key Account Management), espérant que la présence d'équipes spécialisées permettra de favoriser l’accès au marché.
M. Labrune a poursuivi en ces termes : « Ces résultats indiquent clairement que le secteur biopharmaceutique cherche toujours à resserrer les liens avec les parties prenantes de l'accès au marché. La mise en place d'équipes spécialisées (KAM) est une bonne chose, mais il serait souhaitable d'améliorer la manière dont les informations sont partagées au sein de l'entreprise. »
Une telle stratégie est essentielle pour les sociétés qui ne recueillent pas les informations correctes sur les décisionnaires de l'accès au marché – en effet seules 35 % d'entre elles disposent d'informations sur les motivations des parties prenantes.
Enfin, dans l'économie actuelle dominée par les payeurs, 70 % des laboratoires biopharmaceutiques adaptent leurs messages de manière à démontrer un retour sur investissement tangible de leurs produits ; 64 % introduisent des initiatives portant sur la prestation de soin et 25 % adoptent des stratégies de « Pay for Performance » pour le remboursement de nouveaux médicaments.
M. Labrune conclut : « L'accès au marché sera favorisé lorsque les laboratoires auront complètement adapté leurs stratégies et leurs structures organisationnelles de manière à refléter une économie de santé dirigée par les payeurs. Cela ne peut cependant pas s'accomplir de manière ponctuelle. Les équipes dédiées à l'accès au marché doivent dans leur ensemble, de la R&D aux gestionnaires de comptes clés, pouvoir disposer des moyens permettant de partager, suivre et mesurer la réussite des interactions auprès des services de santé, afin de garantir la cohérence des démarches. Cela ne peut se produire qu'avec la visibilité, à l'échelle de la société toute entière, de l’ensemble des composantes qui contribuent à la stratégie d'accès au marché. ».. lire le communiqué de presse PDF Cegedim Dendrite -

vendredi 13 novembre 2009

La Conférence de l'ACIP "Les Industries de Santé : un rôle clé pour la relance économique ?" est en ligne

ACIP9/11/2009 - La Soirée-Débat de l’ACIP du 9 Novembre 2009 est en ligne - 12 Novembre 2009 :

Conférence du 9 Novembre 2009, Pavillon Dauphine - Paris

"Les Industries de Santé : un rôle clé pour la relance économique ?"
Avec
Etienne BARRAL, Consultant Expert auprès de l'OMS et de l'ONUDI
Professeur Gérard de POUVOURVILLE, Chaire Santé ESSEC
Professeur Marc GUILLAUME Professeur d'Economie Université Paris Dauphine

Débat animé par Michel HANNOUN et Eric GUIGNARD... voir la vidéo -

dimanche 26 juillet 2009

SNITEM Vision 2012 : enjeux et perspectives des technologies médicales face à la crise

SNITEMParis, le 29 juin 2009 – 10 mois après le véritable déclenchement de la crise financière et économique mondiale, le SNITEM dresse le premier bilan des conséquences pour les entreprises de technologies médicales et se projette vers l’avenir. Au programme : perspectives de développement et enjeux de santé publique.
Technologies médicales : un secteur impacté en 2009 / 2010
Inscrites dans un ensemble très diversifié, les technologies médicales représentées par le SNITEM (Syndicat national des technologies Médicales), sont associées à une trentaine de groupes sectoriels. Elles sont très présentes dans les établissements de santé et de plus en plus au domicile.
De fait, si les prévisions du SNITEM indiquent, une stagnation du marché en 2009 associé à son périmètre, voire une baisse si la tendance du premier trimestre se confirme pour le taux de croissance annuel des ventes en valeur (+5.07 % pour 2007 versus 2006, +1.79% pour 2008 versus 2007) concernant 14 groupes sectoriels à panel identique (mêmes périmètres de produits et mêmes entreprises), certains secteurs subissent la crise de plein fouet. En effet, pour sa part, l’imagerie (équipements lourds) a vu une baisse d’ enregistrements de commandes de 18,29% entre le 1er trimestre 2008 et le 1er trimestre 2009 et sur les mêmes périodes, le chiffre d’affaires réalisé pour le secteur des équipements de monitorage, de ventilation assistée et des dispositifs de perfusions, est en baisse de 30,34%. Dans le même temps, d’autres segments, comme les défibrillateurs automatisés externes (DAE) notamment, ont connu une accélération de la croissance de leur marché pour la période 2007 – 2008 par rapport à la période 2006 – 2007 et ce depuis le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 relatif à l’utilisation des DAE par des personnes non médecins et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)...
(...)
...Le SNITEM : soutenir et laisser l’innovation s’exprimer
Parmi les enjeux majeurs auxquels le SNITEM a décidé de répondre pour la période 2010 / 2012, soutenir et laisser l’innovation s’exprimer est capital. A cet égard, Odile Corbin souligne que « le SNITEM souhaiterait que les entreprises puissent, avec l’aval de la société savante, demander à la HAS l’évaluation d’un acte innovant associé à un produit innovant. ».
Par ailleurs, pour une activité nouvelle telle que la télémédecine qui remporte un grand nombre d’innovations, il importe d’évaluer l’impact de son déploiement sur le système de soins (organisation, productivité, qualité de vie…). Le SNITEM se réjouit que la HAS ait décidé de s’en saisir.
En outre, s’agissant de la télémédecine, il importe que son déploiement soit le plus rapide possible et qu’elle puisse fonctionner sur la base de modèles économiques auxquels le SNITEM est en train de travailler.
Depuis 1 an, le SNITEM a élargi son champ d’activité des dispositifs médicaux aux Technologies de l’Information et de la Communication Santé (TICs). Cette ouverture participe pleinement de la volonté du SNITEM de soutenir l’innovation. Ainsi, au-delà des grands groupes, tel Intel qui vient de rejoindre le SNITEM, c’est l’ensemble des PME et TPE françaises des TICs (technologies de l’information et de la communication en santé) qui pourront aujourd’hui bénéficier de l’expertise et du soutien du SNITEM pour assurer leur développement et leur accompagnement dans les arcanes du système de santé... lire tout le PDF du Communiqué de Presse du SNITEM -