Moteur de Recherche dans l'Industrie Pharmaceutique [websites sélectionnés]

mercredi 8 décembre 2010

Les 10 premières biotechs santé étudiées pour établir le classement 2010 Deloitte Technology Fast 50 France

Le palmarès Deloitte Technology Fast 50 France a pour objectif d’établir un classement national des 50 entreprises technologiques ayant la croissance de chiffre d’affaires la plus forte.
Voici les 10 premières sociétés du classement sectoriel « Biotech Santé » 2010 :

palmarès Deloitte Technology Fast 50 France biotech santé 2010
(1- INNOPSYS, 2- PULSSAR TECHNOLOGIES, 3- BIOSYNEX, 4- IMAXIO, 5- ADVANCED ACCELERATOR APPLICATIONS, 6- NOVAGALI PHARMA SA, 7- PHARMALEADS, 8- CEERAM, 9- ALSACHIM, 10- FLUOFARMA)

source : Fast50 France - Deloitte SA -

mercredi 1 décembre 2010

Généthon Bioprod : le plus grand centre de production de médicaments de thérapie génique au monde ouvrira ses portes en 2011


Construction de G-Bioprod : 10 mois en 2 minutes

Inauguration de Généthon Bioprod : le plus grand centre de production de médicaments de thérapie génique au monde ouvrira ses portes en 2011

Généthon, le laboratoire de l’Association Française contre les Myopathies (AFMTéléthon), a inauguré le 30 novembre 2010, à Evry, Généthon BioProd, un centre de production de médicaments de thérapie génique unique au monde. Ce centre qui ouvrira ses portes en 2011 a été financé par l’AFM grâce aux dons du Téléthon, le Conseil Régional d’Ile-de-France, le Conseil Général de l’Essonne et la Genopole d’Evry. Ses objectifs sont ambitieux : accélérer les avancées en thérapie génique grâce à la production industrielle de vecteurs-médicaments.

« Aboutissement de 20 années de recherche d’excellence à Généthon, Généthon Bioprod répond aux besoins des chercheurs dans leurs essais de thérapie génique chez l’homme pour les maladies rares et va permettre aux patients de bénéficier plus rapidement de traitements sur mesure », souligne Frédéric Revah, Directeur Général de Généthon. « Un grand merci à tous nos partenaires pour leur soutien financier sans lequel ce magnifique projet n’aurait pas vu le jour aussi rapidement » termine M. Revah.

« Généthon Bioprod est l’un des projets les plus ambitieux que l’AFM ait jamais porté grâce aux dons du Téléthon : ouvrir et faire fonctionner le plus grand centre de production de médicaments de thérapie génique afin d’accélérer les essais chez l’homme. Après avoir déchiffré le génome humain, décrypté le fonctionnement de nombreuses maladies et fait émerger de nouvelles thérapies, Généthon Bioprod conduit la science et la médecine aux portes du médicament. Plus que jamais, nous nous rapprochons de la guérison et avons toutes les raison(s) d’y croire ! Familles, malades, chercheurs, médecins, bénévoles, donateurs… tous ceux qui contribuent à construire la médecine de demain peuvent être fiers ! » a déclaré, pour sa part, Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM et de Généthon.

genethon bioprod
Un site unique au monde

Généthon Bioprod est dédié à la production de vecteurs de thérapie génique, en quantité et qualité suffisantes pour réaliser des essais cliniques de phase I et II. Cette stratégie permettra d’accélérer le développement des premiers traitements de thérapie génique pour les maladies rares. Avec près de 5000 m² pour la bioproduction et le contrôle de produits de thérapie génique, Généthon BioProd réunit tous les équipements et toutes les expertises pour la fabrication très spécifique des « vecteurs-médicaments ». Généthon Bioprod produira ainsi ses premiers « vecteurs-médicaments » dès fin 2011 (Les vecteurs médicaments, souvent dérivés de virus, sont utilisés pour transporter le gène médicament à l’intérieur des cellules du patient afin de restaurer leur bon fonctionnement). Son objectif est de fournir, chaque année, 20 lots cliniques pour des essais en France et à l’étranger, une capacité de production jamais atteinte.

Un financement original

La construction de Généthon BioProd a duré près d’un an avec un budget de 28 millions d’euros, financés à hauteur de 8 millions d’euros par le Conseil régional d’Ile de France, 7 millions d’euros par le Conseil Général de l’Essonne, 8 millions d’euros par Génopole et 5 millions d’euros par l’AFM. Une fois le site pleinement opérationnel, l’AFM financera les équipes et le fonctionnement du laboratoire de production de vecteurs médicaments pour un montant de plus de 8 millions d’euros par an. Ce financement récurrent sera assuré par l’AFM grâce aux dons du Téléthon.

jeudi 25 novembre 2010

Projet pharmaceutique russo-britannique de 900 millions de dollars

MOSCOU, 25 novembre - RIA Novosti - Innovation: Moscou et Londres lancent un projet pharmaceutique pour 900 M USD - Le groupe public russe de nanotechnologies Rosnano et ses partenaires britanniques lanceront un projet pharmaceutique pour un montant de 900 millions de dollars, a annoncé jeudi le directeur général de Rosnano Anatoli Tchoubaïs à l'issue d'une table ronde russo-britannique à Moscou.

rosnano rusnano
"L'industrie pharmaceutique innovante est un domaine intéressant. Nous envisageons de lancer un projet de quelque 900 millions de dollars. Ce sera le plus important projet pharmaceutique russe", a indiqué M.Tchoubaïs.
Rosnano compte également coopérer avec les Britanniques dans l'électronique sans silicium et la conception de diodes électroluminescentes organiques, selon lui.

UK BIS Secretary of State for Business, Innovation and Skills
Placée sous le thème "Climat d'affaires pour les innovations", la table ronde russo-britannique a réuni les dirigeants d'une trentaine de sociétés britanniques, les représentants de la Fondation pour le développement du centre d'innovation russe Skolkovo, de banques russes, de l'Union russe des industriels et des entrepreneurs. La délégation britannique était conduite par le ministre des Affaires, de l'Innovation et du Savoir-faire Vince Cable.
source : RIA Novosti -

mercredi 24 novembre 2010

Vidéo HEC : "Santé : la consommation des génériques explose" (Ce que nous réservent les labos)



Une vidéo HEC Paris intitulée :"Santé : la consommation des génériques explose" (Ce que nous réservent les labos)

Intervenants :
Marie-Laure Pochon, Directeur Général Lundbeck France
et Claude Le Pen, économiste de la santé, professeur à Paris Dauphine

Face à la concurrence des génériques et la montée en puissance de la contrefaçon, les laboratoires pharmaceutiques doivent s'adapter.

extraits :

"...Apparus en 1996, les génériques représentent 20% du marché en France, mais déjà 60% aux États-Unis...

...Les français dépensent en moyenne 284€/an en médicaments...

...chiffres d'affaires de l'industrie pharmaceutique française : 47 milliards d'Euros, dont 45% à l'export...

...1% d'évolution du chiffres d'affaires des médicaments remboursables en France en 2009...

...les faux médicaments représentent 10% du commerce pharmaceutique mondial pour un montant estimé à 45 milliards d'euros..."

mardi 23 novembre 2010

« Les biotechnologies du secteur de la santé » Dossier Oséo

oseo15.04.10 - L’industrie pharmaceutique restructure son système de recherche autour de PME innovantes dont l’essentiel de l’activité réside dans un travail de R&D long, coûteux mais porteur d’un fort potentiel de développement et d’avantages compétitifs. OSEO consacre environ 10% de ses aides à l’innovation à cette filière d’avenir en pleine mutation.

Ce sont pour l’essentiel des PME spécialisées dans les biotechnologies dédiées à la santé. On les appelle les « biotechs » et elles sont en train de révolutionner l’industrie pharmaceutique. Cette dernière, qui s’est constituée autour de grands groupes, se cherche un nouveau modèle de développement économique.

En parlant des huit pôles de compétitivité qui, en France, sont dédiés à ce secteur (Alsace Biovalley, Atlapôle Biothérapie, Cancer Biosanté, Lyon Biopôle, Eurobiomed, Medicen Paris Région, Nutrition santé longévité, Prod’innov), Daniel Vasmant, chef du bureau des industries de santé, des biotechnologies et de l'agroalimentaire à la DGCIS, disait en février 2010 qu’ils favorisent « le transfert entre les découvertes fondamentales et leurs applications aux patients, illustrant ainsi le continuum de la recherche, du laboratoire au lit du malade ». Or, ce sont précisément ces PME qui aujourd’hui assurent une part grandissante de ce continuum.

Une industrie qui marque le pas face aux nouveaux défis

Les biotechs sont portées par l’émergence de nouveaux besoins thérapeutiques. Le marché pharmaceutique mondial reste en croissance, mais l’industrie traditionnelle semble marquer le pas face aux nouveaux défis que constituent le vieillissement de la population, la persistance de pathologies chroniques comme le cancer ou les maladies cardiovasculaires, le développement des maladies infectieuses et en particulier les infections d’origine virale comme le Sida ou l’hépatite.

En termes de traitements, les biotechnologies ont créé des perspectives qui n’ont pour équivalent que celles ouvertes par l’utilisation de la pénicilline et la création des premiers antibiotiques au XIXe siècle.

De nouveaux outils et modèles de recherche

L’utilisation d’anticorps monoclonaux, de protéines, de cellules, de gènes d’origine humaine conduit à des innovations de rupture, notamment grâce à la création de bio-médicaments. Mais, parmi les entreprises biotechs, certaines sont davantage tournées vers les technologies médicales. Elles travaillent notamment sur la création de nouveaux outils de recherche, de plates-formes, afin de produire des modèles permettant de sauter des étapes lors du développement des candidats médicament. Des outils qui conduiront, par exemple, à anticiper l’évaluation des effets secondaires d’un médicament sur l’être humain. « Avec un bon outil de recherche en amont, on pourrait voir rapidement si un médicament sera efficace ou pas », commente Virginie Fontaine-Lenoir, expert sectoriel du secteur santé d’OSEO.

Une R&D longue et coûteuse

L’avantage, bien sûr, ce sont les pertes de temps et les dépenses inutiles que l’on pourrait éviter. Dix à quinze ans, c’est le temps de R&D nécessaire à la mise sur le marché d’un médicament. C’est long et c’est extrêmement coûteux. Les biotechs traversent cette période sans réaliser de chiffre d’affaires et les besoins de financements sont énormes.

Fonds d’investissements, capitaux-risqueurs, introduction sur le marché, sont des passages obligés pour qui veut mener à bien son projet de développement. Et encore, lorsqu’elles parviennent à la phase 2 des essais cliniques qui consiste à tester l'efficacité du médicament sur des patients, les enjeux industriels et financiers sont tels que ce sont les big-pharmas qui reprennent la main.

Un environnement facilitateur pour la filière

Dans ce contexte, OSEO joue son rôle d’accompagnateur des entreprises innovantes. Les biotechs de la santé représentent 10% des aides à l’innovation accordées sous forme de subvention ou d’avances remboursables, soit plus de 40 M€ pour 277 projets en 2009. Les projets ISI financés représentent quant à eux près de 50 M€.

Avec le renouvellement du plan anti-cancer, le lancement du plan Alzheimer, la création de l’Alliance nationale des sciences de la vie, la stratégie des pôles de compétitivité, les fléchages des appels à projets de l’ANR, l’environnement institutionnel de la filière apporte des réponses aux enjeux du secteur.

De plus, les moyens alloués aux politiques publiques en faveur des biotechs devraient être renforcés dans un proche avenir. Les investissements prioritaires définis dans le cadre de l’emprunt national, qu’il s’agisse des 2 Md€ destinés aux PME et ETI innovantes, ou des 2 Md€ alloués aux sciences du vivant, devraient pour une part de ces montants alimenter l’effort de R&D de la filière. Une filière porteuse d’un fort potentiel de développement et de compétitivité.

jeudi 18 novembre 2010

Investissement R&D : classement mondial des 20 premiers laboratoires pharmaceutiques en 2010 [d'après chiffres 2009]

TOP 20 R&D Pharma : Classement mondial des laboratoires pharmaceutiques établis en 2010 à partir des investissements réalisés en recherche et développement en 2009 :


Classt

R&D 2009

Laboratoire

Pays

Investissement

en millions d'euros

% de variation

2009

par rapport à

2008

% R&D

par rapport au chiffre d'affaires 2009

1

Roche

Suisse

6,401.86

9,1

19,4

2

Pfizer

États-Unis

5,404.13

-2,4

15,5

3

Novartis

Suisse

5,156.02

2,5

16,7

4

Johnson & Johnson

États-Unis

4,868.87

-7,8

11,3

5

Sanofi-Aventis

France

4,569.00

0,2

15,3

6

GlaxoSmithKline

Royaume-Uni

4,084.44

9,5

12,8

7

Merck & Co.

États-Unis

4,073.66

21,6

21,3

8

Takeda Pharmaceutical

Japon

3,391.78

64,3

29,5

9

AstraZeneca

Royaume-Uni

3,090.26

-12

13,5

10

Eli Lilly

États-Unis

3,015.34

12,6

19,8

11

BristolMyers

Squibb

États-Unis

2,541.77

1,7

16,9

12

Boehringer Ingelheim

Allemagne

2,215.00

5

17,4

13

Amgen

États-Unis

1,996.06

-5,5

19,6

14

Abbott Laboratories

États-Unis

1,912.24

2

8,9

15

Bayer Healthcare

Allemagne

1,700.00

*

*

16

Daiichi Sankyo

Japon

1,381.57

12,9

21,9

17

Merck KGaA

Allemagne

1,344.60

8,9

17,4

18

Astellas Pharma

Japon

1,190.81

18,3

16,5

19

Eisai

Japon

1,168.71

13,1

20

20

Novo Nordisk

Danemark

1,001.06

0,6

14,6

*En 2009 , Bayer HealthCare a mobilisé 1,7 milliard d'euros pour la recherche, soit 66% des dépenses totales du Groupe Bayer dans ce domaine. [source : Bayer]


« Le tableau de bord 2010 sur les investissements en R&D industrielle publié par la Commission montre que les investissements en R&D des principales entreprises européennes ont reculé de 2,6 % en 2009 soit beaucoup moins que les ventes et les bénéfices, qui ont respectivement diminué de 10,1 et de 21 %. Aux États-Unis, la baisse des investissements en R&D des grandes entreprises, de 5,1 %, a été deux fois plus forte, tandis que mondialement, ce recul s'établissait à 1,9 %. Les entreprises japonaises ont maintenu leur niveau d'investissement. Ailleurs en Asie (Chine, Inde, Hong Kong, Corée du Sud et Taiwan), les entreprises locales ont maintenu les niveaux élevés de croissance de la R&D qu'ils avaient atteint au cours des années précédentes. Pour la deuxième année consécutive, le fabricant automobile japonais Toyota est le premier investisseur mondial en R&D, avec 6,8 milliards d'euros. Trois entreprises de l'UE figurent parmi les dix mieux classées: Volkswagen, le premier investisseur européen avec 5,8 milliards d'euros, Nokia et Sanofi-Aventis. Le tableau de bord porte sur les 1 400 premières entreprises mondiales...


[...]


...Tendances par entreprises et sectorielles

On trouve, parmi les dix premiers investisseurs mondiaux en R&D, trois entreprises dont le siège se trouve en Europe (Volkswagen, Nokia et Sanofi-Aventis), trois entreprises américaines (Microsoft, Pfizer et Johnson & Johnson) et une entreprise japonaise (Toyota, numéro un mondial). Le «top 50» comprend 16 entreprises européennes, 19 entreprises américaines et 12 entreprises japonaises (voir fig. 2). Parmi ces 50 entreprises, 30 ont réduit leurs investissements en R&D en 2009.


En dépit de la crise, la composition sectorielle de l'investissement en R&D est restée globalement inchangée. Les entreprises américaines des secteurs à forte intensité de R&D, tels que le secteur pharmaceutique ou l'informatique, contribuent pour plus de deux tiers à l'investissement total en R&D des États-Unis. La situation est différente dans l'UE et au Japon, puisque les secteurs à intensité de R&D moyenne à forte (l'automobile et l'électronique, notamment) y prédominent, les entreprises de ces pays dans les secteurs à forte intensité de R&D ne représentant qu'un tiers des investissements totaux.


Il y a eu une forte contraction des investissements en R&D chez certains fabricants automobiles, notamment Ford (-32,4 %), Renault (-26,5%), et General Motors ( 24,1%). D'autres, comme Nissan et Toyota, ne les ont que légèrement réduits, certains les ayant même augmentés, à l'instar de Hyundai.


Parmi les entreprises qui ont accru leurs investissements en R&D, on compte non seulement celles qui ont réalisé de bons chiffres d'affaires et bénéfices, comme Huawei Technologies (+27,8 %) et Apple (+25,4 %), mais aussi d'autres dont le chiffre d'affaire et les bénéfices ont diminué, comme Bayer (+8,8 %) et General Electric (+10,1 %).

Le secteur des énergies alternatives a poursuivi sa croissance rapide. Le tableau de bord compte désormais 15 entreprises ayant pour principal objet la production d'énergies non polluantes (soit 9 de plus que l'année précédente). Ces entreprises, dont 13 sont basées dans l'UE et 2 hors de l'UE, ont investi plus de 500 millions d'euros dans la R&D en 2009, soit une augmentation de 28,7 %. Des entreprises d'autres secteurs, notamment celui des hydrocarbures, investissent également dans les énergies alternatives....


[Source : communiqué de presse Commission Européenne du 26 octobre 2010 « R&D et crise économique: les grandes entreprises de l'UE réduisent moins l'investissement que les américaines, mais l'Europe reste à la traîne » - EU Industrial R&D Investment Scoreboard]

mercredi 17 novembre 2010

Leem : CarbonEM, outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (GES), spécifique au secteur pharmaceutique

15 novembre 2010 - Les Entreprises du Médicament (Leem) se dotent d’un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (GES), spécifique au secteur pharmaceutique, appelé CarbonEM.

Les Entreprises du Médicament (Leem), organisation professionnelle rassemblant 270 sociétés pharmaceutiques en France et employant plus de 100 000 salariés, se dotent d’un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (GES), spécifique au secteur pharmaceutique, appelé CarbonEM.

comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre GES pharmaceutique CarbonEM LEEM
Au travers de la « Convention de progrès du secteur du médicament dans le cadre du Grenelle de l’environnement pour la période 2009-2011», signée en 2009 avec le Ministère de l’Energie, de l’Ecologie, du Développement Durable et de la Mer (Meddm) et le Ministère de la Santé et des Sports, Les Entreprises du Médicament (Leem) se sont engagées à réduire de façon volontariste les émissions de gaz à effet de serre du secteur. Cet engagement s’accompagne d’un indicateur concernant le nombre d’adhérents du Leem ayant réalisé un Bilan Carbone©.

Afin d’accompagner les entreprises dans cette engagement, le Leem, en collaboration avec le Cabinet Carbone 4, a développé une méthodologie spécifique au secteur. Grâce à cette méthode, les entreprises adhérentes du Leem disposent désormais d’un outil simplifié d’estimation des GES adapté au secteur pharmaceutique. ll et permet de calculer les émissions à plusieurs niveaux : un médicament, un site, une entreprise, un groupe d’entreprises. Il s’agit donc d’une version plus complète que le Bilan Carbone© classique d’une entreprise.

Cette méthodologie a déjà été expérimentée sur dix-huit sites pilotes et a mobilisé pendant près de deux ans, dix entreprises pharmaceutiques parmi les plus importantes en France (Astrazeneca, Baxter, Boiron, BMS, GSK, Ipsen, Pierre Fabre, Pfizer, Roche, Sanofi-Aventis).

Des formations en partenariat avec l’Institut de Formation des Industries de Santé (IFIS) sont également mises en place afin de faciliter le déploiement et l’appropriation de cet outil par les entreprises.

Bien plus qu’une réponse aux nouvelles obligations réglementaires, cet outil constitue un premier pas pour sensibiliser tout le secteur aux enjeux du changement climatique estime Christian Lajoux, Président des Entreprises du Médicament, « Je suis convaincu que l’approche Bilan Carbone© apportera à nos entreprises des externalités positives. Cette démarche permettra d’identifier des pistes d’innovation à la fois compétitives et préservant l’environnement ».